Critique : Bienvenue en Transhumanie de Geneviève Ferone et Jean-Didier Vincent

« Depuis le commencement du monde, chaque siècle a augmenté et augmente encore la richesse réelle, le bonheur, la science et peut-être la vertu de l’espèce humaine. » L.G. Gibbon 

Quatrième de couv’ : « Les transhumanistes sont des idéologues visant au dépassement de l’espèce humaine, qu’ils considèrent comme imparfaite, par une cyber-humanité.

Le rêve des transhumanistes est donc celui de l’immortalité pour une créature, produit du génie de l’homme. »Saviez-vous que les cyborgs existent déjà ? Qu’il est aujourd’hui possible à des amateurs de pratiquer des manipulations génétiques dans leur cuisine ? Que bientôt il sera possible d’intégrer la puissance d’un ordinateur complet sur une seule puce ? Connaissez-vous la brouette moléculaire ? L’Apocalypse est-elle pour demain ? Loin de la pensée dominante du conformisme écologique, les auteurs voient plus loin : l’homme augmenté.Dans cet essai percutant, Geneviève Ferone et Jean-Didier Vincent nous proposent une réflexion sur le « forçage technologique » et ses implications politiques.

Des émeutes spontanées au réchauffement climatique, de Palo Alto à Maputo, de Tunis à New York, nos enquêteurs au pays du futur interrogent la capacité de l’homme à survivre.

Sur les auteurs :

Docteur en droit, Geneviève Ferone est aujourd’hui directrice du développement durable du Groupe Veolia Environnement. Elle est l’auteur, chez Grasset, de 2030, le Krach écologique (2008).

Jean-Didier Vincent est biologiste. Fondateur de la neuro-endocrinologie, membre de l’Académie des sciences, il est aujourd’hui professeur émérite à l’Université de Paris XI et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France. Il a reçu en 2010 le prix Femina de l’essai pour Elisée Reclus, géographe écologiste et anarchiste (Robert Laffont).

Bienvenue en Transhumanie, Sur l’homme de demain est un essai que l’on peut situer au carrefour des sciences, de la philosophie, de l’ontologie… Mais pour s’interroger sur l’Homme de demain, les co-auteurs ne peuvent éviter des remarques sur l’état de la planète, constat alarmiste que l’on peut déjà lire (partout) ailleurs. Elle est davantage au centre de cet essai qu’on ne pourrait le croire au vu du titre de ce livre de Geneviève Ferone et Jean-Didier Vincent. Et cela ce fait au détriment de « l’anticipation » et de la focalisation sur le post-humain. Cependant cet essai contient de nombreuses annexes très utiles sur les nanotechnologies, la science du cerveau ou encore l’interface cerveau-machine.

La partie « projection futuriste » est bien celle qui m’a le plus captivé et pour laquelle le livre m’a intrigué. Elle est passionnante, documentée et contient de nombreuses réflexions pertinentes. Elle ne débute véritablement qu’au chapitre 4 (le dernier) intitulé « Le forçage technologique ».  Bien que vulgarisé, et c’est tant mieux, ce dernier développe les concepts de Singularité, explore les possibilités de la nanomédecine, des réseaux, des OGM et l’avènement d’un homme nouveau.

« Attendre de la science elle-même la solution des désordres qu’elle a engendrés, c’est le forçage technologique« , écrivait Ernest Trochu dans Sauve qui peut.  Pourrait-on soigner le mal par le mal ? Est-ce même envisageable ? Geneviève Ferone et Jean-Didier Vincent convoquent la honte prométhéenne de Günther Anders pour illustrer l’incomplétude de l’homme : en refusant d’être une créature bâclée, l’être humain crée. Il fabrique tellement d’accessoires qu’il risque de devenir lui-même un objet…

Bienvenue en Transhumanie, Sur l’homme de demain

Editions Grasset, 2011

294 pages (17,50 euros)

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Une réflexion sur “Critique : Bienvenue en Transhumanie de Geneviève Ferone et Jean-Didier Vincent

  1. Il faut savoir qu’en génral les gens ignorent les tranhsumanistes ou les attaque, souvent assez malhonnêtement. Là, en plus, d’après la critique, on se sert du transhumanisme pour attirer le challand sur un livre écologiste comme il y en a tant . Ca ne donne pas envie de l’acheter ! Pour un traitement de la question plus équilibré, lire La mort de la mort.

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