Critique : The Future de Miranda July

Synopsis : Sophie et Jason, un couple trentenaire, vivent dans un petit appartement à Los Angeles. Dans un mois, ils adopteront Paw Paw, un chat abandonné. Un peu paniqués à l’idée de perdre leur liberté, ils quittent leur travail et se donnent 30 jours pour accomplir leurs rêves. Sophie et Jason vont tenter toutes les expériences jusqu’à traverser l’espace-temps pour donner une nouvelle chance à leur futur.

Ce qui fait de The Future un film décidément à part, c’est le côté touche-à-tout de son auteur. Miranda July est écrivain, performeuse, réalisatrice, scénariste, actrice. Pour laisser libre cours à son imaginaire, Miranda July a créé son réseau de distribution de films Big Miss Moviola. En 2005, elle obtient l’International Filmmaker’s Award du festival de Sundance et la Caméra d’or à Cannes pour Moi,toi et tous les autres. Ses performances et projets multimédias ont été présentés au MoMa, au Guggenheim et aux Biennales au Whitney Museum de New York. Originaire de Berkeley en Californie, Miranda July vit aujourd’hui à Los Angeles. The Future n’est que son deuxième long-métrage.

The Future est un conte surréaliste durant lequel Sophie (Miranda July) et Jason (Hamish Linklater) marquent une pause pour faire le point à l’approche de la quarantaine, pour observer le temps qui a eu raison de leurs idéaux. Un film sur trois pattes, un trip bien barré, une comédie douce amère qui se nourrit autant de science-fiction que du quotidien et porte la signature de la réalisatrice de Moi,toi et tous les autres. On y trouve un chat, Paw Paw, en voix off s’il vous plaît, une lune omipotente, une prof de danse adultère, un mari qui se reconvertit en bénévole.

Inquiétant et étrange, l’onirisme et l’exquise absurdité de The Future, sa teneur philosophique n’ont rien à voir avec l’innocent Beginners de Mike Mills (le mari de Miranda July) auquel une partie de la critique paresseuse s’est empressée de le comparer. Le second film de Miranda July sonne comme une invitation à s’affranchir du temps, à prendre (vraiment) le temps d’observer (ce qui n’est pas ordinaire, à écouter (les autres, ses envies), à dérailler pour mieux s’assurer de sa trajectoire amoureuse, sa carrière, sa vie.

Enfin, la bande-son de Jon Brion (Magnolia, Punch Drunk Love) colle parfaitement avec les images et la mise en scène de Miranda July. Loufoque, The Future a assurément tout pour diviser. Le parti pris est à la fois trop rare et trop sincère pour être évité.

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